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Le jugement qu'on porte sur soi dans une photographie...

  • Writer: L'Œil du Plafond photo
    L'Œil du Plafond photo
  • Mar 2
  • 2 min read


Vous vous souvenez du film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain ? Nino collectionne les photos ratées abandonnées dans les photomatons. Un jour, il tombe sur le même visage dans plusieurs cabines de Paris. Un mystère : pourquoi ce monsieur fait-il des photos, toujours les mêmes, pour les jeter systématiquement ?


La réponse : c'est le réparateur. Il teste les machines.


Notre photographe Dominique a fait pareil pendant 25 ans. À chaque installation de studio, on teste. La lumière, le cadre, l'angle. Moi devant l'objectif, lui derrière. Ou l'inverse. Des centaines de photos de tests.


Mais lui, il ne les a pas jetées. Il les a gardées. Surtout les miennes :-)


Le temps a passé et franchement, je me trouve belle et lui aussi.


Ça me fait penser à ce que les gens nous disent souvent avant de se faire photographier : "Vous savez, je ne suis pas photogénique" ou "Je déteste me faire photographier."


Et puis ils viennent quand même. Ils jouent le jeu. Et souvent, ils repartent surpris : "Incroyable, je suis pas si mal finalement."


Le jugement qu'on porte sur soi est irrationnel, cruel. On se trouve horrible alors qu'objectivement, on ne l'est pas. On voit des défauts invisibles, on grossit des détails que personne d'autre ne remarque. 


Mais le temps fait son œuvre. En regardant défiler ces vingt-cinq ans de photos de tests, je vois les rides qui arrivent, les cheveux qui changent, les sourires fatigués ou joyeux selon les jours, et je me trouve pas si mal... Je juge moins. Et ce qu'on trouvait horrible il y a dix ans, on le regarde aujourd'hui avec tendresse. Les photos qu'on voulait jeter deviennent des souvenirs précieux.


C'est pour ça qu'on fait ce métier. Pas juste pour l'événement. Pour ce qui reste après.


Merci Dominique pour ces archives incroyables...



Bonne fin de semaine ! 

Ana Paula GUIMARAES








 
 
 

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